Aigues-Mortes



Les premières traces laissées dans l'histoire concernant le site d'Aigues-Mortes indiquent sa fondation par le général et homme d'État romain Marius Caius aux environs de 102 avant J.C. En 791, Charlemagne fait implanter dans ce petit hameau, peuplé de quelques pêcheurs et sauniers, une première tour, la tour Matafère, bâtiment à vocation guerrière qui fut très vite légué à l'Abbaye des Bénédictins.
Au XIII ème siècle, Louis IX cherchant un port ouvert sur la Méditerranée pour lancer ses croisades, porte son choix sur Aigues-Mortes. Dès lors la ville se construit autour du projet. Les marais insalubres sont traversés par une voie terrestre endiguée et la population s'accroît. De nombreuses tours s'élèvent pour protéger la cité.
La Révolution Française, plutôt bien accueillie par Aigues-Mortes ne tarde pas à plonger ses habitants dans des conflits politiques passionnels entraînant un régime gouvernant par la terreur et la dénonciation et qui réfute la liberté du culte. En même temps, les exhalaisons des marais provoquent de graves épidémies.

Des périodes sombres que le 19éme siècle s'efforce d'apaiser pour reconnaître, dès le début du 20éme, Aigues-Mortes comme une station touristique renommée. Anoblie par la maîtrise de son activité saline, son patrimoine - classé monument historique - inspire aujourd'hui, un atout charme et douceur de vivre dans ce petit coin de Camargue, en bordure de Méditerranée.

Les remparts d'Aigues-Mortes


La porte des moulins


La tour de Constance et le canal du midi




Voute de la Tour de Constance

Les salins d'Aigues-Mortes